Pour les entrepreneurs, installateurs et professionnels du bâtiment, ce changement pourrait faciliter le démarrage de projets plus complets. Il faudra toutefois bien distinguer le financement disponible d’une aide automatiquement accordée.
Quels logements sont concernés ?
Le dispositif cible principalement les logements présentant de faibles performances énergétiques :
- les logements classés PEB F ou G, lorsque les travaux permettent d’atteindre au minimum le label D ;
- les logements classés PEB E, lorsque le projet permet d’atteindre au minimum le label C.
Des dérogations peuvent être envisagées lorsque l’objectif énergétique ne peut pas être atteint pour des raisons techniques, fonctionnelles ou économiques correctement justifiées.
Cette orientation concentre donc les moyens sur les bâtiments qui nécessitent les interventions les plus importantes.

Un financement pensé pour l’ensemble du projet
Le changement le plus intéressant pour les professionnels concerne la manière dont le projet est envisagé. Le financement ne sera plus calculé uniquement poste par poste, mais sur l’ensemble des travaux éligibles.
Un même projet pourra notamment associer :
- la rénovation ou l’isolation de la toiture ;
- l’isolation des murs et des planchers ;
- le remplacement de certains éléments de menuiserie extérieure ;
- l’amélioration du chauffage et de la production d’eau chaude ;
- des travaux nécessaires à la sécurité ou à la salubrité du logement.
Pour les entreprises, cette approche renforce l’importance de la coordination. Les compositions, performances, quantités, délais et interventions des différents métiers doivent être anticipés dès la préparation du devis.
Deux prêts adaptés au profil du demandeur
Le Rénopack
Le Rénopack s’adresse aux ménages appartenant aux catégories de revenus C1, C2 et C3. Il prend la forme d’un prêt à taux zéro accompagné, selon la catégorie concernée, d’une réduction du montant à rembourser.
Une majoration liée à l’utilisation d’écomatériaux est également prévue dans le calcul de cette réduction.
Le Rénoprêt
Le Rénoprêt peut prendre la forme d’un prêt à taux zéro ou d’un prêt à taux préférentiel. Il sera notamment accessible à certains ménages de la catégorie C4, aux propriétaires-bailleurs et aux associations de copropriétaires.
Le taux et les conditions dépendent notamment du profil du demandeur, de ses revenus et de la nature des travaux.
Ces dispositifs ne constituent donc pas une prime directement déduite du devis de l’entrepreneur. L’accord dépend de l’analyse du dossier par l’organisme compétent.
Jusqu’à 75 000 euros pour une maison unifamiliale
Pour une maison unifamiliale, le montant pouvant être emprunté peut atteindre 75 000 euros.
Des modalités spécifiques sont également prévues pour les appartements et les copropriétés. Les parties privatives peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 60 000 euros par logement. Pour les parties communes, un prêt pouvant atteindre 60 000 euros par logement est prévu, dans les limites globales fixées selon la taille de la copropriété.
Ces montants représentent des plafonds. Le financement réellement accordé dépendra du projet, de l’audit, des travaux retenus et de la situation du demandeur.

L’audit devient la base du projet
Un audit préalable devra généralement déterminer :
- le label PEB actuel du logement ;
- les travaux nécessaires pour atteindre le niveau demandé ;
- les éventuels problèmes de sécurité ou de salubrité ;
- l’ordre conseillé des différentes interventions.
Le rapport devra en principe avoir été réalisé ou actualisé au maximum un an avant l’introduction de la demande.
Pour l’entrepreneur, cet audit constitue une base utile, mais il ne remplace pas la vérification du bâtiment. Les dimensions, l’état des supports, l’humidité, la ventilation, les raccords et la compatibilité des matériaux doivent toujours être contrôlés avant la commande.
Ce que les professionnels doivent prévoir dans leurs devis
Pour limiter les retards et les modifications en cours de chantier, quelques réflexes deviennent particulièrement importants :
- détailler clairement les différents postes de travaux ;
- identifier les produits, épaisseurs et performances prévues ;
- préciser les quantités et les éventuelles options ;
- joindre les fiches techniques lorsque celles-ci sont nécessaires ;
- signaler les travaux complémentaires ou préparatoires ;
- indiquer la durée de validité du devis et les conditions de livraison ;
- ne jamais présenter le financement comme définitivement acquis.
Un devis structuré facilite l’analyse du dossier par le client et réduit le risque de devoir modifier tardivement les matériaux ou la composition prévue.

Une opportunité pour les rénovations globales
Ce nouveau régime ne garantit pas une relance immédiate de tous les chantiers. Il apporte néanmoins une solution de financement plus globale pour certains logements particulièrement énergivores.
Il peut ainsi favoriser des projets associant plusieurs familles de travaux : toiture, isolation, chauffage, ventilation, plomberie ou parachèvement.
Pour préparer vos besoins en matériaux et vérifier les documents techniques disponibles, l’équipe WATTEAU peut vous accompagner dans la préparation de vos commandes. Consultez également nos familles de produits et nos services pour les professionnels.
Les conditions d’octroi et la validation du financement restent du ressort des organismes wallons compétents. Retrouvez les informations officielles sur le site de la Wallonie.
